Un jeune délinquant sexuel, victime d’abus sexuels de la part d’un prêtre durant sa jeunesse, a reçu une compensation de l’institution religieuse

Réparation pour les victimes de pédocriminalité

L’Instance de réparation envers les victimes de pédocriminalité dans l’Eglise a accordé une indemnisation à un homme condamné pour pédocriminalité, qui avait été agressé sexuellement par un prêtre dans son enfance.

Les années de souffrance de Jean-Yves Schmitt

À l’âge de 12 à 15 ans, Jean-Yves Schmitt a été victime d’agressions sexuelles de la part du prêtre Félix Hutin, dans un lycée de Bourg-en-Bresse (Ain) dans les années 1960. Ces crimes, bien que prescrits pénalement, ont eu un impact profond sur la vie de M. Schmitt.

Les conséquences dévastatrices

L’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation a souligné les conséquences graves et durables des violences subies par M. Schmitt. Ces actes ont bouleversé sa vie intime, ses relations familiales et son épanouissement professionnel en créant une addiction et des désirs impossibles à assumer.

Réparation et responsabilité

Malgré l’indemnisation de 60 000 euros accordée à M. Schmitt, la présidente de l’Inirr, Marie Derain de Vaucresson, insiste sur le fait que la réparation financière ne déresponsabilise pas l’auteur des actes. Elle souligne que tout agresseur reste responsable de ses actions, même s’il a lui-même été victime.

Statistiques et cas marginaux

Au 12 juillet, l’Inirr avait été saisie par 1 453 victimes au total, et 679 avaient obtenu réparation. Malgré des cas comme celui de M. Schmitt, considérés comme marginaux, l’Inirr continue de prendre en compte toutes les personnes victimes de pédocriminalité au sein de l’Eglise catholique.

Le Monde avec AFP

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