Dans le Bangladesh, plus de 2 500 interpellations, suite à des émeutes à travers tout le pays

Violences liées aux manifestations contre les quotas

Les autorités du Bangladesh ont arrêté plus de 2 500 personnes ces derniers jours après une éruption de violence, liée aux manifestations contre les quotas pour le recrutement dans la fonction publique. Au moins 174 personnes, dont plusieurs policiers, sont mortes au cours de ces troubles. La réintroduction du système de quotas en juin a déclenché la colère des diplômés, aboutissant à la pire vague de violences depuis l’accession au pouvoir de Sheikh Hasina il y a quinze ans.

Restrictions et Réponses Gouvernementales

Les autorités ont imposé un couvre-feu, déployé des soldats dans tout le pays et coupé Internet, restreignant la circulation des informations. La Cour suprême a revu le système de quotas, réservant désormais 5 % des postes aux descendants des combattants de l’indépendance en 1971. Cependant, le mouvement étudiant demande l’abolition complète du système, suspendant ses protestations en attendant une réponse gouvernementale.

Appels à la Paix et à l’Intervention Internationale

Muhammad Yunus, lauréat bangladais du prix Nobel de la paix, a appelé les dirigeants internationaux et les Nations unies à agir pour mettre fin à la violence. Students Against Discrimination, mouvement étudiant à l’origine des manifestations, demande la fin du couvre-feu, le rétablissement de l’accès à Internet et la protection des manifestants.

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