Chaos à Port-au-Prince
La capitale haïtienne est contrôlée à près de 80 % par des groupes armés qui terrorisent la population. Plusieurs dizaines de milliers d’habitants, chassés de leur domicile par ces bandes, s’entassent dans des camps de fortune où ils souffrent de la faim.
Crise humanitaire en plein cœur de la capitale
Quatre hommes se frayent un chemin à travers la foule qui se presse dans les allées étroites, bordées d’étals et de tentes de fortune, du camp de déplacés de l’école nationale Darius-Denis, à Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Avançant à pas rapides, ils portent le corps inanimé d’une femme, en la soutenant chacun par un de ses membres.
Instauration de l’état d’urgence
Afin de tenter de reprendre en main la situation, le premier ministre haïtien, Garry Conille, a annoncé, mercredi 17 juillet, l’instauration de l’état d’urgence sécuritaire dans 14 communes où se concentrent les violences.
Réfugiés dans la détresse
Il y a 376 familles qui vivent ici, soit 1 264 personnes en tout. Les déplacés, qui s’entassent dans les bâtiments et la cour de récréation de cette école élémentaire publique du centre de la capitale, habitaient pour la plupart dans les quartiers populaires de Carrefour Feuilles et de Savane Pistache.
Témoignage poignant d’une victime
La vie de Gyvelove Saint-Fleur a basculé un jour de février 2023. « Ils m’ont violée. Ils ont violé treize autres femmes », témoigne cette jeune femme de 18 ans, mère de deux enfants. Ses grands yeux s’embuent de larmes à mesure qu’elle raconte son calvaire.
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