Une finale épique
Les inconditionnels de sport n’aiment rien tant que les renversements de situation, les victoires sur le fil et les symboles forts. Ceux qui ont suivi la finale de judo par équipes mixtes entre la France et le Japon, samedi 3 août, à Paris, ont été comblés. Crispés devant leur écran de télévision, sautant à pieds joints dans une fan-zone, la voix éraillée depuis les gradins de l’Arena Champ-de-Mars – consacrée temple du judo pour cette quinzaine olympique -, ils ont assisté à une fin de tournoi haletante et indécise.
L’ascension des Bleus
L’équipe emmenée par Teddy Riner, déjà sacré la veille chez les plus de 100 kg – un troisième titre olympique qui conforte encore un peu plus sa place dans l’histoire de son sport – distancée au début de finale, est parvenue à recoller aux points, puis à remporter le combat décisif fixé, par le hasard du tirage au sort, sur la catégorie du Guadeloupéen.
La victoire inattendue
Après une entame ratée pour les dits Bleus, avec la défaite prévisible de Maxime-Gaël Ngayap Hambou face au double champion du monde Sanshiro Murao, celle inattendue de Romane Dicko contre Natsumi Tsunoda titrée quelques jours plus tôt, et la déconvenue de Sarah-Léonie Cysique, c’est déjà Teddy Riner qui permit à la France de ne pas sombrer en prenant l’ascendant sur l’un de ses adversaires les plus réguliers et les plus massifs, Tatsuru Saito.
Le triomphe de la jeune garde
Mais à 3-1, le Japon pouvait entrevoir le soleil se lever enfin sur cette épreuve par équipes mixtes – introduite dans le programme olympique à l’occasion des Jeux de Tokyo – que la France avait eu l’outrecuidance de remporter en 2021. C’était sans compter sur la jeune garde du judo masculin en moins de 73 kg, Joan-Benjamin Gaba. Médaillé d’argent mardi, le Français sans titre majeur jusqu’ici, 35e au classement mondial, a battu le double champion olympique Hifumi Abe dans un combat homérique.
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