Basketball at the 2024 Olympics: Team France shines and extinguishes Canada to reach the Olympic semifinals

La victoire de l’équipe de France masculine de basket-ball

À l’angle du boulevard et de la rue de Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris, à l’extérieur du palais omnisports rebaptisé Arena Bercy le temps des Jeux olympiques, trône une statue de Harley Davidson. Etait-ce pour cette raison que les 12 258 spectateurs de l’enceinte reprenaient avec entrain « Il suffira d’une étincelle, un rien, un geste », sur instigation du DJ ? A priori, non, car Allumer le feu, la chanson de Johnny Halliday, figure dans la playlist officielle de tout bon animateur de salle de Paris 2024. Mais mardi 6 août, l’équipe de France masculine de basket-ball s’est chargée à sa manière d’« allumer le feu », avec le tant remis en cause Evan Fournier dans le rôle d’artificier. A 55 secondes de la fin de la partie, son tir à plus de huit mètres en toute fin de possession a embrasé la salle et définitivement éteint le Canada.

La route vers les quarts de finale

Vainqueurs des coéquipiers de Shai Gilgeous-Alexander au terme d’une rencontre aboutie (82-73), les Français se hissent dans le dernier carré du tournoi olympique, où ils retrouveront l’Allemagne. Il suffit donc d’une étincelle, pour faire battre à nouveau le cœur des Bleus. En guise de défibrillateur, la lourde défaite face à l’Allemagne (71-85), conclusion d’une poussive phase de groupes, à laquelle s’est ajouté un psychodrame entre Evan Fournier et le sélectionneur, Vincent Collet, remis en question sur ses choix tactiques.

Continuité d’un état d’esprit

Une polémique évaporée dans la victoire et un trajet Lille-Paris, où se déroule la fin du tournoi de basket. « On a appuyé sur le bouton “reset” [remise à zéro], car on ne voulait pas remontrer l’image qu’on a donnée il y a trois jours », résume le capitaine Nicolas Batum, rappelant le pedigree de son escouade, qui compte « des mecs champions d’Europe, qui ont deux médailles mondiales et sont vice-champions olympiques » et « sont toujours là ». De quoi assurer la continuité d’un état d’esprit.

Comparaison avec les performances passées

Mardi, ils avaient des airs des Bleus de 2019, qui avaient érigé une grande muraille face aux Américains lors du Mondial en Chine, ou de ceux de la Coupe du monde 2014, qui avaient rossé la Roja espagnole sur ses terres. Dans les deux cas, en quarts de finale, déjà. « On peut comparer ce succès à celui de 2014 face à l’Espagne », confirme l’entraîneur tricolore, qui occupe le banc français depuis 2009. Des équipes de morts de faim, n’aimant rien tant que d’ébranler les montagnes.

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