Le renouveau démocratique à Philadelphie
En quinze jours, l’Amérique est devenue méconnaissable et le meeting de Kamala Harris, à Philadelphie (Pennsylvanie), mardi 6 août, l’a confirmé. Dans un stade survolté, les supporteurs démocrates avaient retrouvé la foi des heures d’Obama, en 2008, tranchant avec les rares « meetings Potemkine » de Joe Biden, qui parlait devant quelques participants triés sur le volet.
La relève démocrate
La preuve a été apportée que le Parti démocrate ne manquait pas de talents, âgés de 50 à 60 ans, capables de prendre la relève. Le premier exemple fut Josh Shapiro, gouverneur de Pennsylvanie, à qui revint, en tant qu’hôte des lieux, la tâche un brin cruelle de chauffer la salle alors qu’il avait perdu dans la matinée la course pour être le colistier de Kamala Harris au détriment de Tim Walz, son homologue du Minnesota.
La montée en puissance de Kamala Harris
Kamala Harris a pris l’habit de la présidente. Les délégués ont voté par correspondance et elle a pu annoncer à la foule : « Je suis désormais officiellement la candidate démocrate désignée. » Et elle regarde devant : « Cette campagne est un combat pour le futur », a-t-elle asséné, se lançant dans un long plaidoyer pour la liberté dans cette ville de Philadelphie, berceau de la révolution américaine. Liberté de voter, liberté d’être protégé de la violence des armes, liberté d’aimer qui l’on veut, liberté pour les femmes de disposer de leur corps, Kamala Harris était à l’offensive contre les républicains.
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