Arrivée triomphale de Muhammad Yunus à Dacca
Muhammad Yunus semblait retenir ses larmes. A son arrivée à Dacca, jeudi 8 août, peu après 14 heures, entouré d’étudiants et de ses partisans, l’économiste de 84 ans et chef du gouvernement intérimaire a évoqué un « jour glorieux ».
Le Bangladesh retrouve espoir avec l’investiture de Muhammad Yunus
Soixante-douze heures auparavant, à peine, l’ex-première ministre Sheikh Hasina fuyait le pays, sous la pression de la rue, après quinze ans d’un « règne » devenu de plus en plus autocratique. « Le Bangladesh a une deuxième indépendance », a déclaré le Prix Nobel de la paix 2006, comparant, comme nombre de ses compatriotes, le départ de la dirigeante honnie à la guerre de libération menée contre le Pakistan en 1971.
Mission démocratique et restauration de l’ordre au programme
M. Yunus, qui a atterri en provenance de Paris, a prêté serment dans la soirée à Bangabhaban, la résidence officielle de la présidence bangladaise. En sa qualité de « conseiller en chef », son titre officiel car son gouvernement n’est qu’intérimaire, il devra mener un processus démocratique vers des élections. Il avait déjà promis mercredi, dans une tribune publiée dans le magazine britannique The Economist, qu’il ferait tout pour que des « élections libres et équitables soient organisées dans les prochains mois », mais qu’il fallait que les jeunes « ne soient pas obsédés par les règlements de compte, comme l’ont été trop de nos gouvernements précédents ».
Leave a Reply