JO 2024: Ethiopian Tamirat Tola emerges victorious in the marathon

Un marathon défi

Avis aux touristes amateurs de chiffres ou aux ingénieurs des Ponts et Chaussées : l’esplanade des Invalides est deux mètres plus bas que la place de l’Hôtel de Ville de Paris. Il fallait donc une certaine jouissance sadique pour trouver 436 mètres de dénivelé positif et 438 mètres de dénivelé négatif au long des 42,195 kilomètres de ce marathon des Jeux olympiques.

Parcours exigeant

« On a voulu casser les codes », affirmait Tony Estanguet, président du Comité d’organisation de Paris 2024, en présentant le parcours, il y a deux ans. Le traditionnel mur des 35 kilomètres était précédé par un autre, après le trentième, la Côte des Gardes avec son dénivelé de 13,5 %. Les marathoniens français expliquaient que le problème était moins d’ailleurs la montée que la descente, un enfer pour les ischio-jambiers et les quadriceps.

Retour aux origines

S’annonçait donc le marathon le plus dur de l’histoire, démarré comme une promenade de guide Michelin ou Lonely Planet, au travers des monuments de la ville de Paris, et se cabrant ensuite jusqu’à Versailles (Yvelines) et retour. On se plongeait donc dans les annales des marathons passés et des épreuves épiques.

La fin du parcours

On ne dira pas que nous étions déçus. On se demandait juste si Tony Estanguet n’avait pas survendu la difficulté. Ils étaient encore quinze en tête, avec trente secondes d’avance sur leurs poursuivants devant les grilles du château. Puis vint la fameuse Côte des Gardes. On vit soudain les coureurs ployer les épaules, plonger de la tête, leurs jambes d’acier piocher le bitume.

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