Simone Kahn, l’ombre dans l’histoire du surréalisme
Les frères Sator ont toujours connu Simone Kahn sous le nom de Simone Collinet, épouse de leur grand-père Michel. Elle a été la première épouse d’André Breton, le fondateur du surréalisme. Elle demeure longtemps dans l’ombre de l’histoire échevelée du mouvement surréaliste, malgré son rôle essentiel.
La redécouverte du rôle de Simone Kahn
Des recherches menées au cours de la dernière décennie ont enfin mis en lumière l’importance de Simone Kahn dans l’épopée de l’avant-garde surréaliste. Elle a été le pilier de la troupe, la médiatrice entre Breton et les artistes, et une dactylo involontaire des rêves éveillés qui occupaient leurs nuits.
L’héritage discret de Simone Kahn
Les frères Sator ont grandi entourés des trésors artistiques préservés par Simone Kahn dans l’appartement familial. Les tableaux de grands artistes tels que Picabia, Masson, Ernst et Tanguy faisaient partie de leur quotidien, mais ils n’ont jamais cherché à se distinguer de cet héritage précieux. Ils sont restés discrets, refusant même d’être photographiés.
Entre silence et reconnaissance
Vincent Sator, galeriste, souligne l’importance de ne pas laisser l’histoire de famille influencer le regard des autres sur son travail. Il a ouvert sa galerie il y a treize ans, éduqué dans la discrétion la plus absolue. Les frères Sator se considèrent comme les ayants droit de leur grand-mère, sans chercher ni honneur ni distinction de cet héritage unique.
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