Portrait d’Alain Delon dans le cinéma français et mondial
Alain Delon, monstre sacré du cinéma français et mondial, a près de quatre-vingts films à son actif, plusieurs chefs-d’œuvre et de nombreux succès populaires. Pourtant, rien ne le destinait à ce métier. Delon est un homme devenu acteur par accident, qui a appris film par film, en avançant. Lui dira qu’il n’interprète pas mais « vit » ses rôles.
Renaissance en Italie avec René Clément
Tourné en Italie, en 1959, le film de René Clément est le long-métrage où l’acteur de 23 ans, peu connu jusqu’alors, devient une icône. Il irradie de beauté. La beauté du diable. Le cinéaste italien voit dans l’acteur, qui le subjugue, un talent dont il veut faire sa créature.
Reconnaissance internationale avec “Rocco et ses frères” et “Le Guépard”
Delon brille en 1961 dans “Le Guépard”, un film qui lui vaut une reconnaissance internationale. Dans ce long-métrage méconnu d’Alain Cavalier, l’acteur porte la violence du conflit colonial, renvoyant de façon troublante à sa propre biographie.
Collaborations marquantes et affaires troubles
En 1969, Henri Verneuil réunit, pour la deuxième fois, Gabin et Delon, mais le tournage est perturbé par l’affaire Markovic. En 1970, un cinéaste au sommet de son art retrouve la star. Peu de mots entre eux, tant la relation est fusionnelle.
Engagement et implication totale dans “Le Voleur de Bagdad”
Acteur et producteur, Alain Delon s’implique totalement en 1976 dans le rôle d’un marchand d’art pris pour un juif et déporté après la rafle du Vél’d’Hiv. Ses performances captivent le public et la critique dans ce film marquant.
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