Soutiens des otages retenus à Gaza
Ce dimanche 1er septembre, en début de soirée, sur l’esplanade de la rue Kaplan, à Jérusalem, devant le bureau du premier ministre israélien, les soutiens des otages retenus à Gaza cherchent leurs mots. Ils semblent d’une pauvreté criante, incapables d’exprimer les émotions qu’ils ressentent depuis l’annonce, le matin, de la mort de six captifs du Hamas.
La découverte des corps des otages
Les corps de Carmel Gat, Hersh Goldberg-Polin, Eden Yerushalmi, Alexander Lobanov, Almog Sarusi et Ori Danino ont été découverts dans un tunnel vers Rafah, dans le sud de l’enclave palestinienne, à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, alors que l’armée israélienne menait des opérations dans la zone. Selon les éléments d’autopsie rendus publics dimanche par le ministre de la santé, les otages ont été tués « à bout portant ».
Les réactions devant le bureau du premier ministre
Devant le bureau de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre, la foule grossit. Il y a les drapeaux israéliens habituels, les portraits d’otages, sur fond de sifflets, de cris et de pleurs, avec la sono poussée à plein volume, et les appels à la démission du chef du gouvernement.
La paralysie des négociations
Une partie des familles d’otages accusent le gouvernement israélien de saborder toute possibilité d’accord avec le mouvement islamiste palestinien. Le processus de négociation est paralysé par des contradictions entre les exigences du Hamas et celles d’Israël, malgré les efforts de médiation des Etats-Unis, du Qatar et de l’Egypte.
L’appel à la grève générale
Pour la première fois depuis le 7 octobre 2023, les syndicats ont décidé de rallier le mouvement de protestation. La centrale syndicale Histadrout a lancé un mot d’ordre de grève générale débutant lundi, à 6 heures du matin. « Toute l’économie israélienne sera en grève générale », a déclaré dimanche le chef de la centrale, Arnon Bar-David, en ajoutant : « Nous devons faire cesser cet abandon des otages. »
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