Contestation de la décision française
La réponse avait été cinglante. « La France doit revoir ses méthodes ! […] Elle ne pourra plus ni faire, ni conter seule ce bout d’histoire tragique », avait jugé Ousmane Sonko, fin juillet, en réaction à la décision de Paris d’attribuer la mention « Mort pour la France » à six tirailleurs africains assassinés avec des dizaines d’autres à Thiaroye, en banlieue de Dakar, le 1er décembre 1944, sur ordre du pouvoir colonial.
Promotion d’une politique mémorielle alternative
Le leader du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), Ousmane Sonko, a depuis posé les jalons de sa politique mémorielle. Au lendemain des cérémonies en hommage au débarquement de Provence en France, il a installé le comité de commémoration du 80e anniversaire du massacre de Thiaroye.
Demande de restitution d’archives
Les nouvelles autorités sénégalaises soupçonnent l’existence de documents secrets toujours détenus par Paris concernant le massacre de Thiaroye. Une nouvelle demande de restitution d’archives au nom du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire est envisagée pour éclaircir les zones d’ombre entourant cette tragédie.
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