## Situation exceptionnelle
Depuis mercredi 11 septembre, environ 4 000 Marocains – dont près de cent cinquante mineurs – sont soupçonnés d’avoir tenté d’entrer illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta. Selon le ministère marocain de l’intérieur, ces individus ont été arrêtés ou refoulés. Des messages sur les réseaux sociaux ont incité à rejoindre Ceuta le dimanche 15 septembre.
## Mobilisation massive
Le jour même, des centaines de personnes ont été repoussées par les forces de l’ordre près de la frontière. La plupart des arrestations ont eu lieu dans les villes avoisinantes de M’diq, Tétouan et Tanger. Officiellement, aucun individu n’a traversé du côté espagnol, mais des témoignages font état d’une vingtaine de personnes de la ville d’El-Jadida ayant réussi l’exploit. Cette présence inhabituelle d’individus marocains suscite des interrogations, alors que ces tentatives étaient généralement le fait de personnes d’origine africaine subsaharienne.
## Utilisation stratégique des réseaux sociaux
Le chercheur Ali Zoubeidi, spécialisé dans les questions migratoires, souligne un changement de stratégie par rapport aux comportements antérieurs. Les passages clandestins en petits groupes, souvent guidés par des passeurs, sont désormais remplacés par des mobilisations massives et des affrontements ouverts avec les forces de l’ordre. Les réseaux sociaux jouent un rôle central dans l’organisation de ces tentatives de passage, réunissant des communautés entières via des groupes sur WhatsApp, Facebook et TikTok.
## Influence des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux, en particulier TikTok, jouent un rôle crucial dans la mise en scène et la documentation des expériences d’émigration. Des exemples comme celui de Chaimae El Grini, une Marocaine de 19 ans ayant traversé à la nage pour rejoindre Ceuta, mettent en lumière l’impact de ces plateformes. Les images de son exploit postées sur TikTok ont été largement relayées, soulignant l’influence de ce réseau social au Maroc.
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