Procès controversé à Bobigny
La giboulée s’abat sur eux durant quinze bonnes minutes. Une pluie de mots durs qui les laissent mortifiés. Devant la 15e chambre correctionnelle du tribunal de Bobigny, sept responsables et ex-dirigeants de la fédération nationale agroalimentaire et forestière (FNAF) de la CGT sont apostrophés avec véhémence par l’avocat de la partie civile.
Des accusations lourdes
En ce vendredi 20 septembre – au deuxième et dernier jour de procès –, Me Cédric Alépée dépeint les prévenus comme un « clan familial » au sein duquel « le papa, le fiston, la bru » s’arrangent pour servir « leurs intérêts». Il les accuse d’être à l’origine de « dérives mafieuses » et d’avoir « trusté » le commandement de leur organisation.
Des révélations troublantes
Tout commence par une lettre adressée en juin 2018 au parquet de Bobigny par Johnny Neto, membre d’une des plus hautes instances de la FNAF, signalant des pratiques discutables au sein de l’organisation, notamment des largesses financières sans fondement et une opacité dans la gestion des fonds.
Conséquences pour la CGT
Cette affaire s’avère embarrassante pour la CGT, pouvant raviver les soupçons sur l’opacité des fonds gérés par les acteurs sociaux. Les prévenus sont poursuivis pour abus de confiance ou recel, avec certains accusés de blanchiment, mettant en lumière des tensions internes au sein de la fédération nationale.
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