Imagination fiscale en France
La France se distingue par une imagination fiscale exubérante, étant devenue championne des prélèvements obligatoires et ébranlant le consentement des citoyens à l’impôt. Dès l’arrivée de Michel Barnier à Matignon, le débat sur la relève des impôts et la justice fiscale a été relancé.
Les mesures fiscales envisagées
Depuis lors, le ministère de l’Économie et des Finances examine différentes mesures fiscales telles que la taxe sur les grandes fortunes, la hausse du prélèvement de 30 % sur les revenus du capital, le gel du barème de l’impôt sur le revenu des plus aisés, et la contribution des multinationales comme TotalEnergies, EDF, Engie, BNP Paribas, Stellantis ou CMA CGM.
Réforme de l’impôt successoral
La Cour des comptes a publié un rapport recommandant de raboter les niches fiscales bénéficiant aux plus riches pour financer un allégement de la fiscalité des transmissions aux collatéraux. Cependant, la réforme se ferait à “rendement constant” en raison de la dégradation des finances publiques.
Justice fiscale et financement de la redistribution
Les partisans d’une baisse des prélèvements mettent en avant le poids actuel des impôts, soulignant que 10 % des ménages paient une grande partie des impôts sur le revenu, de la CSG et de la TVA. Ces contributions financent une redistribution permettant de réduire l’écart de niveau de vie entre les plus aisés et les plus modestes.
Les priorités de Michel Barnier
Malgré la nécessité d’améliorer la redistribution face au déficit et à la dette élevés, Michel Barnier donne la priorité à l’exonération de l’effort des classes populaires et moyennes comme forme de justice fiscale. L’alourdissement de l’impôt sur les successions reste un point de débat important dans l politique fiscale actuelle.
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